Faillite d'État
Publié le 15 juillet 2026
La France figure parmi les pays d’Europe qui investissent le moins dans la justice, 77 euros par an et par habitant, contre 96 en Espagne, 100 en Italie, 136 en Allemagne, ou encore 138 aux Pays-Bas ; Nous connaissons malheureusement les conséquences d’un tel désengagement. Les priorités affichées de l’exécutif laissent délibérément de côté la protection de l’enfance et de la jeunesse. Il aura fallu un drame odieux pour que le gouvernement ose regarder ses défaillances en face La mort tragique d’une enfant de 11 ans n’est pas un fait divers ; Elle est le reflet d’une société malade, gangrenée par le patriarcat, pourrie par la culture du viol, l’impunité des agresseurs, la faiblesse coupable des politiques publiques en matière de protection des femmes et des enfants. Dans cette affaire, comme dans bien d’autres la police et la justice ont failli ; Le reconnaître ne suffit pas !! La responsabilité du ministre de la Justice est engagée. Depuis des années, en effet, associations, syndicats, collectifs citoyens se mobilisent pour exiger des moyens supplémentaires, des personnels, juges, greffiers, enquêteurs pour lutter contre ce fléau. Mais le budget de la justice vient de subir une coupe budgétaire de 414 millions d’euros. A qui la faute ? N’en déplaise au Président de la République qui affirme que de gros efforts ont été consentis tant pour la justice que pour la gendarmerie depuis 2017. Mais que constate-t-on au quotidien ? Un manque flagrant d’effectifs pour veiller et protéger notre jeunesse A chaque nouveau drame ; une fois l’émotion passée, les promesses oubliées, la vie reprend son cours. Et pourtant !! En France, il est urgent de protéger les plus fragiles des violences masculinistes un enfant en est victime toutes les trois minutes, 70 000 plaintes concernant des mineurs sont actuellement entre les mains de la justice. Chaque année 160 000 enfants et plus de 100 000 femmes sont victimes de violences sexuelles. La France compte deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne ; 94 % des plaintes sont classées sans suite ; 1 % des violeurs sont condamnés. Les chiffres ne mentent pas !! Quand nos politiques cesseront-ils de se voiler la face et de prendre ce problème au sérieux !!
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