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Festival littéraire

Festival littéraire de Villeneuve-sur-Lot - Atiq Rahimi

Publié le 6 octobre 2026

Festival littéraire de Villeneuve-sur-Lot - Atiq Rahimi

L'écrivain Atiq Rahimi nous plonge dans l'univers de son dernier roman, Kabouliwala, c'est moi. À travers ce récit, il explore les thèmes de l'exil, de la culpabilité et de la renaissance, en s'inspirant de la figure littéraire de Rabindranath Tagore pour illustrer le sentiment profond de déracinement et la quête d'identité.

Un récit né de l'exil et de la résilience

Atiq Rahimi partage les origines de son œuvre, née d'une période sombre de sa vie où, en exil, il se sentait au bord du suicide. Ce roman est une manière pour l'auteur de transformer cette douleur en une quête de soi, où le personnage principal devient un miroir de son propre parcours d'exilé.

L'auteur souligne que l'exil, bien que douloureux, est une étape nécessaire pour se réinventer. En quittant ses racines, l'exilé est confronté à une culpabilité profonde, mais c'est précisément cette rupture qui permet, selon lui, une forme de renaissance et une transformation intérieure.

La quête d'une nouvelle identité

Pour Atiq Rahimi, l'exil n'est pas une fin en soi, mais un processus de métamorphose. À l'image du roseau qui, une fois coupé, devient un instrument de musique, l'exilé peut, à travers l'écriture et la réflexion, se reconstruire et devenir quelqu'un d'autre, tout en portant en lui la mémoire de son passé.

Le roman invite le lecteur à réfléchir sur la condition humaine et la capacité à transcender les épreuves. En acceptant de laisser derrière soi une partie de son identité, l'exilé peut trouver une nouvelle place dans le monde, devenant ainsi un citoyen du monde, riche de ses multiples expériences.

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